NO SE VEIA DESDE EL 22 DE JUNIO DE 1918 EN BUENOS AIRES
Nevó en Buenos Aires, después de un siglo. Todos los porteños felices como chicos salieron a jugar con la nieve, hacer muñecos, etc.
SALUDOS, EDUARDO - MARTES 10 DE JULIO 2007
http://www.lanacion.com.ar/
informaciongeneral/nota.asp?nota_id=924315
El periodista Julián Gallo en su blog publicó un video de la nieve...
LE CARNET DE VOYAGE D'AURELIE (7)
LES TOILETTES SUR LE TOIT TERRASSE DE LA CALLE TALCAHUANO - BUENOS AIRES, DECEMBRE 2006
AURELIE MEVELLEC
LE CARNET DE VOYAGE D'AURELIE (6)
CAFE DE LOS BILLARES - BUENOS AIRES, DECEMBRE 2006
AURELIE MEVELLEC
LE CARNET DE VOYAGE D'AURELIE (5)
ENCORE LA PLAZA MISERERE - L'HOMMAGE AUX JEUNES GENS QUI ONT PERI DANS L'INCENDIE DE LA BOITE DE NUIT CROMAÑON EN 2005
BUENOS AIRES, DECEMBRE 2006
AURELIE MEVELLEC
LE CARNET DE VOYAGE D'AURELIE (4)
PLAZA MISERERE - BUENOS AIRES, DECEMBRE 2006
AURELIE MEVELLEC
LE CARNET DE VOYAGE D'AURELIE (3)
LA MAISON D'AMIS - BUENOS AIRES, DECEMBRE 2006
AURELIE MEVELLEC
LE CARNET DE VOYAGE D'AURELIE (2)
LA RUE AUX FLEURS - BUENOS AIRES, DECEMBRE 2006
AURELIE MEVELLEC
LE CARNET DE VOYAGE D'AURELIE (1)
LES TAXIS NOIRS ET JAUNES DE BUENOS AIRES - AURELIE MEVELLEC
De novembre 2006 à avril 2007 AURELIE MEVELLEC, jeune carnetiste française, s'installe pour 6 mois à Buenos Aires et raconte son séjour sur un CARNET VISUEL. Elle mènera sur place un atelier avec des enfants qui dessineront leur quartier sur leurs propres carnets de notes...
BLOG DES CROQUIS DE BUENOS D'AURELIE MEVELLEC :
http://blog.uniterre.com/profiles/oreliem/
GORLITZ, ALLEMAGNE (1)
AVRIL 2006, SUITE
GORLITZ - CES TOITS QUI NOUS OBSERVENT
ELSA BOTHIER
GORLITZ, ALLEMAGNE (1)
AVRIL 2006, SUITE
GORLITZ - A GAUCHE LA POLOGNE, A DROITE L'ALLEMAGNE
ELSA BOTHIER
GORLITZ, ALLEMAGNE (1)
AVRIL 2006, SUITE
GORLITZ - LA FRONTIERE
ELSA BOTHIER
GORLITZ, ALLEMAGNE (1)
AVRIL 2006, SUITE
GORLITZ - FIRST IMPRESSIONS
ELSA BOTHIER
GORLITZ, ALLEMAGNE (1)
AVRIL 2006, SUITE
BERLIN - PROMENADE
ELSA BOTHIER
GORLITZ, ALLEMAGNE (1)
AVRIL 2006, SUITE
BERLIN - LE CASSE-CROUTE !
ELSA BOTHIER
GORLITZ, ALLEMAGNE (1)
AVRIL 2006, SUITE
BERLIN - ARTIST 1 CM DE.
ELSA BOTHIER
GORLITZ, ALLEMAGNE (1)
AVRIL 2006
Je passe actuellement quelques mois dans l’université Est allemande de Görlitz (ville frontière avec la Pologne, située à 3h de Berlin, 1h de Dresde et 1h30 de Prague) pour mon second semestre de Master. Cet échange me permet de découvrir une autre facette de l’Europe, pas assez connue chez nous qui sommes bien à l’ouest !
Des gens chaleureux, une architecture impressionnante et un poids de l’histoire et de la mémoire sont très présents dans une région qui a subi non seulement des dommages économiques mais aussi de lourds virements identitaires depuis le siècle dernier. Ce mélange détonnant fait de cette région un endroit riche culturellement mais qui se cherche à travers la mémoire du passé tout comme une avancée difficile vers l’avenir (cette partie de l’Allemagne fait partie des plus sinistrées économiquement parlant).
Je suis bien entendue passée par Berlin capitale fascinante ! Voici quelques photos illustrant mes premières impressions de Berlin à Görlitz.
LEGENDE DE LA PHOTO CI-DESSUS: BERLIN - UN "AMPELMANN" REVU ET CORRIGE (pour savoir ce qu'est un Ampelmann voir plus bas dans le blog les courriers qui parlent des panneaux de signalisation)
ELSA BOTHIER, CORRESPONDANTE DE SOLO EN ALLEMAGNE DE L’EST !
CORRESPONDANCE PARIS / BS AS (10) : PARIS
( Quelques-uns là-bas ont pris l’œil au mot. Reste-t-il encore à regarder ? )
Ressasser.
Un mouvement qui inscrit l’inachevé, le provisoire, dans son champ d’action.
Il aura fallu du temps pour s’accorder le retour.
Chaque espace percé n’est peut-être qu’une entaille de plus dans la mémoire, une démarcation nouvelle issue de « ce qui reste ».
Désaisir.
L’autre n’est pas cet absolu inversé, surgissant.
Nos aires d’observation sont des réservoirs d’instantané, pourtant chaque présence se révèle quotidienne. Persistance et trace se rejoignent.
Penser le lieu des questions qui ne sont pas les siennes. Retournées par.
Perdre.
Il y a ce détour, segment d’une histoire vive au creux de la main.
Le plomb des jours dans le poids des maisons. Un ennui plus profond que les forêts alentour.
L’aveuglement du proche, symptôme ordinaire des origines. Les épines douces-amères d’une enfance extraites enfin. Ensemble.
Nous n’irons plus au bois.
Errer.
Flagrant délit d’errance. Nous inachevons les actes du monde permanent.
Du vide à vouloir joindre tombe.
Au temps continu vient s’accorder le flux des obstacles sans fin. Eparpiller les jours, les minutes, les secondes, dans ce qui éternise.
Nos dispersions sont l’épreuve des résistances.
ELISE LECLERCQ / PARIS LE 27 AVRIL 2006
CORRESPONDANCE PARIS / BS AS (10) : BUENOS AIRES
Ma mère est venue me voir
On m’a volé ma caméra
Restent deux semaines et demie
C’est par l’exil que l’Argentine est entrée dans ma vie. Ce n’était pas mon destin ; le sien ?
Elles me demandent qu’est ce que je vais faire, si je sais ce que je vais faire, comment je vais le faire. Elles me demandent ce que je cherche, et moi que dire, ma réflexion en retard sur leurs réponses.
Il y a 9 ans. Je me suis identifiée à une douleur, un jeudi soir Plaza de Mayo, j’avais mal de cette dictature, de ces disparus, de ces exilés ; car moi-même je m’exilais.
Au retour la porte que j’avais fermée en partant avait été murée alors je n’ai pas cessé de m’identifier à ces enfants de la patrie qui ne les reconnaît pas.
Ces femmes sont le produit de l’histoire de leur pays et comment on s’en sort
ou comment on y reste.
Quand le voyage s’est-il arrêté ?
Comment devenir indélogeable ?
Pas une question de lieu.
CLAIRE DAGES / BUENOS AIRES, VENDREDI 14 AVRIL 2006
CORRESPONDANCE PARIS / BS AS (9) : PARIS
Elle commencerait de cette façon :
Long silence, nous désertons les mots pour quelque temps
Retrouver le chemin qui nous mène, épars.
Chaque semaine un sillon creusé dans l’asphalte, persévère
Emplis de l’alentour, croyances et discours se collent à l’état des choses
Essaiment la volupté de l’inaction dans une implacable lutte au sommeil
Il y a ainsi tant de choses à s’octroyer pour nos réflexivités
Nos images prennent le pli de nos impuissances
Figées dans le doute d’une immense mascarade révolutionnaire
Le poids des récupérations n’isole aucune lutte pérenne
Un morceau de gras pour tous diraient les loups
Où sont-elles nos vies dans cette forêt de diesel ?
C’est le corps, une fois de plus, qui use la vie
Accroché à son déploiement extrême
Dans la sueur de ses contradictions passagères
Transpercer la cohésion apparente d’un espace, son histoire intarissable,
Le temps n’a jamais raison de n’être qu’une enclave dans l’éternité de nos mémoires soumises
Et rien n’est inconnu sous le ciel de Paris
Rien, ni la foudre ni le geste pris dans l’étau de son mépris
Nos états d’incertitude se répètent et se miment dans l’éclat des jours grimaçant
Un peu d’éternité passe, isole encore une fois
Il faudra palper la dérision, ici et maintenant, au fond d’un signal
Tâcher d’y joindre l’absolu nécessité de l’autre
Inculquer pour désapprendre, dissimuler à chaque carrefour
Lisser une surface qui à l’intérieur explose.
Demain, me dissoudre là d’où émergent les traces.
ELISE LECLERCQ / PARIS, LE 6 AVRIL 2006
CORRESPONDANCE PARIS / BS AS (9) : BUENOS AIRES
Monumento al Inmigrante, janvier 2006, Avenida de los Inmigrantes, Buenos-Aires
Certaines images, des trous, en effet, dans lesquels s’engouffrent le temps et l’espace. Dessus la pauvreté d’une bande numérique, de la présence au-delà, une apparition, un surgissement.
Une statue, Don Juan qui la touche, le cri de Mozart.
Certaines images, je ne peux pas les regarder.
Je sais bien pourtant, que dieu n’existe pas.
CLAIRE DAGES / BUENOS AIRES, LUNDI 5 AVRIL 2006
CORRESPONDANCE PARIS / BS AS (8) : PARIS
Pourquoi l'éparpillement des jours participe t-il à la continuité du temps ?
Chaque image est un gouffre et l'artiste montre les trous.
ELISE LECLERCQ / PARIS, JEUDI 9 MARS 2006
CORRESPONDANCE PARIS / BS AS (8) : BUENOS AIRES
Comme si l'air entre nous se compressait, je le sens changer de densité, ce trop de paroles
pas dites peut-être, mon attente pesante, patente. Non, aujourd'hui
du vent, murmure irrégulier au long de la cassette. Des heures.
« Je crois qu'il faut que j'écrive. Il y a des choses auxquelles je n'avais jamais pensées. »
CLAIRE DAGES / BUENOS AIRES, MARDI 7 MARS 2006
CORRESPONDANCE PARIS / BS AS (7) : PARIS
Savoir écouter l’histoire
Savoir oublier l’Histoire
Se détacher de trop entendre
Renvoyer l’espace multidirectionnel à sa source
Au détachement premier
La rencontre et le reste
S’effacent
dispersion silencieuse du souffle
air et pierre cohabitent
s’incorporent massivement
produire du sens ne réside dans aucun classement
Il s’agit de nourrir l’espace infime du lien
s’abandonner au défilement des secondes
Dedans, observateur neutralisé
Ici le vouloir saisir tente de laisser place au vouloir vivre
Son objet est ailleurs et partout.
ELISE LECLERCQ / PARIS, MARDI 28 FEVRIER 2006
CORRESPONDANCE PARIS / BS AS (6) : BUENOS AIRES
Un temps arrive où il n’y a plus que des solutions.
Mettre en situation et tout ce qui sort, ça sort, ça les étonne eux-mêmes.
Mon corps en résonance comme une grosse caisse.
Les questions toujours bêtes, creuser (sillon, blessure à terre). J'appuie où ça fait mal.
Où ça me fait mal. Peut-on jamais parler = faire parler d’ailleurs de ses douleurs ?
Sillon. Il y a de l’impur dans ce terme : toute cette émotion que je réveille, que je monte en scène. Calcul. Exhumer, exhiber la question latente : qu’est-ce que je vais montrer ?
Et ma caméra tremble, mais il faut continuer, assumer la douleur de l’autre ressurgie par la mienne. Les laisser seuls, la laisser seule sur son tabouret -c’est elle qui l’a choisie cette incommodité.
J’espère que je ne fais rien de néfaste.
Je me rassure.
Pourtant ce mot : « sillon ».
Inciser.
Saigner.
Magnifique ambiguïté du verbe.
CLAIRE DAGES / BUENOS AIRES, MERCREDI 22 FEVRIER 2006
CORRESPONDANCE PARIS / BS AS (6) : PARIS
Pôle de pensée, parole noyée de mots doux
Ici, partout, des cris cachés dans les rires.
Serions-nous si profondément tristes ?
Un psychanalyste au fond du cinéma l’affirme, consciencieusement
Brandit l’étendard politique de la folie.
Nous y sommes,
différemment peut-être.
Les amis posent les évidences
Pas celles qui tombent des mains, les autres.
Oui, chaque partie dessine le chemin des nébuleuses qu’elle emprunte.
Consumer le tout pour un peu de corps, ici
Pour une complexité sans forme
Entre nous.
Le gens s’habillent en vert
Borges à la radio
Le visage connu d’une danseuse orientale
Une opération peut-être
Encore une voix lointaine
Passent.
Droit dans le mur, droit
Tout contre pendant des heures.
C’est de la main que l’œil a pris jour.
ELISE LECLERCQ / PARIS, LUNDI 20 FEVRIER 2006
CORRESPONDANCE PARIS / BS AS (5) : PARIS
J’ai appris « l’image est le repas que nous donnons aux morts »
Un matin, l’œil lourd
Il y a ces jours où prend sens la direction, l’une d’entre les autres
Il faudra éviter pourtant qu‘elle ne vole trop haut (l’heure est à la suspicion de tout objet de contamination volant).
Peut-être n’y a t’il jamais eu si peu d’images
Rien que des apparences
Nous jouons à remplir des cases multi sensitives dans l’accumulation de nos propriétés
Convaincre est un mot qui parle de lui-même
N’est-ce pas une mise en boîte que nous opérons ?
Nous sommes l’arbitraire incarné, sa forme indéfinie
Caméléonesque
L’espace de la mémoire sur chaque visage, changé et identique à la fois
Au quartier du coin, les histoires restent
Certaines au bout du téléphone, vers le Nord, toujours
La première fois nous étions deux
Nous dessinions enfin le territoire commun de nos maladresses
Sans le savoir, nous imagions les marques du temps de ce lieu
Disparu depuis
Chaque délimitation d’une parcelle de terrain, lutte
De n’être que cela
Chaque délimitation d’une parcelle de corps, lutte
Avec ou contre sa puissance d’être
Désenclaver l’hiver-cible et perdre son temps, son sujet
Dans la poursuite d’un rire incarné.
ELISE LECLERCQ / PARIS, MERCREDI 15 FEVRIER 2006
CORRESPONDANCE PARIS / BS AS (5) : BUENOS AIRES
Dans la rue, un corps qui traîne un peu, en attente des regards.
Non, pas mon visage ! Elle se redresse, met ses lentilles, se maquille puis ressasse en gros plan.
Assez ! Je lui pose mes questions sous la gorge.
Claire, tu m’exprimes le cerveau. Tendre et détendre.
On regarde ? Concentration devant le miroir à mémoire. Captivée par son image, sourde à elle-même.
J’ai pensé la mettre de dos ou dans le noir- en échappée aux apparences. Ce serait une incompréhension de notre rapport de pouvoir : l’image contre la voix.
CLAIRE DAGES / BUENOS AIRES, LUNDI 13 FEVRIER 2006
CONSTRUCCIONES
Salgo a caminar por el barrio, mi barrio, que está tan protegido, adonde todavía no llegó la locura cool del barrio vecino. Vivo en el barrio pegado al barrio de moda. Pero acá todavía no, todavía las casa bajas y los árboles y el empedrado comandan el tono de las calles.
Noto algo extraño, ¿una musiquita? Se abre ante mis oídos un extenso catálogo de percusión: golpe, golpecito, golpeteo, madera, metal, concreto... Construcciones. Azorada, empiezo a contar. Promedio: dos por cuadra. En una tarde de verano, el martillo ha reemplazado a la chicharra como música de fondo. Hay un montón de obreros con cascos amarillos a distintas alturas que parecen ser los habitantes naturales de estas calles. Clase media acomodada, casi todos se fueron de vacaciones. Y dejaron la obra en marcha.
¿Y si un día despierto y los hombrecitos de casco amarillo lo han transformado todo? Me siento Gulliver, no en el país de los enanos ni en el de los gigantes, sino en el país de los sonoros martillitos que, perseverantes, han transformado, entre otras cosas, el gran galpón de reja art nouveau que veía desde mi ventana, en un esqueleto de largas vigas habitadas por... hombrecitos toctoqueantes de cascos amarillos.
Hace 8 meses que vivo en este barrio. No imaginé que el paisaje podría cambiar tan rápido.
FLORENCIA FRAGASSO / BUENOS AIRES, PRINCIPIO DE FEBRERO DE 2006
CORRESPONDANCE PARIS / BS AS (4) : BUENOS AIRES
Donner le champ à la parole. Créer de l'espace. Cet « entre » formidable s'ouvre au moment
où la caméra le micro l'appareil photo sortent.
L'expérimenter. Comme d'un matériau, en faire des formes. Inventer le pré.
parfois j'enregistre comme ça en cours de conversation on échange on est proche je suis
présente moi aussi parfois je les éloigne on s'installe pour filmer je les/me place quelque part
ils sont filmés ils le savent ils sont regardés souvent ils voudraient se rapprocher j'aimerais
parfois être plus proche encore dans le murmure la confidence parfois j'aimerais bien qu'ils
ne me voient plus qu'ils parlent au delà de la caméra à ceux qui vont les voir après au delà à
leurs principes à Dieu à eux-mêmes qu'ils se parlent
Comment ne pas réduire l'image au son. En donnant son image à la diversité du dire par le
corps (en tant que tel et dans l'espace).
CLAIRE DAGES / BUENOS AIRES, MARDI 7 FEVRIER 2006
CORRESPONDANCE PARIS / BS AS (4) : PARIS
Écouter à distance
Dans la profondeur de l’éloignement
La restriction alors donne de l’ampleur aux gestes
Chaque mot résiste au souffle des silences , irrigué du peu qui reste
Si trop vite achevée
Circonscrite
L’écoute alimente des canaux vides, systèmes
Assermente son espace critique
Le départ de commencer
Cet autre chemin à prendre, à côté, en travers des jours
Bousculer le retour, le tenace
Ici une pancarte :
« Tous repères malvenus »
Distraire au sens de séparer
Accéder à l’utopie des corps
Puisque le statut blesse
Nous avons bu à l’image infinitésimale
Dérisoire, puissante
Devant la Finlande.
ELISE LECLERCQ / PARIS, DIMANCHE 5 FEVRIER 2006
CORRESPONDANCE PARIS / BS AS (3) : BUENOS AIRES
Qu’est-ce que je fais là ?
Pourquoi je travaille ce sujet ? Pourquoi ce sujet me travaille ?
Interroger l’ego, puisque c’est lui qui me//meut, pour serrer ce que je veux dire, ce que je veux faire-dire.
ENTENDRE pourtant. Précaire équilibre.
••
•
Pour Godard, le champ/contre-champ est une ineptie. Ineptie de filmer l’homme qui parle à la femme de la même façon que la femme qui parle à l’homme.
Elle.
Je vais la filmer aussi.
Un autre champ. Magnifique. Immense.
Comment ?
Discrète. Réservée. Responsable. Consciente. Attentive. Sage.
Elle, elle se tait, attend que je décide.
Elle, elle me dit :
- Chemine !
CLAIRE DAGES / BUENOS AIRES 30 JANVIER 2006
CORRESPONDANCE PARIS / BS AS (3) : PARIS
S’isoler dans la parole de l’autre
Joindre les insuffisances
là-bas - comment le dire ici ?
sans images ou presque, la violence des mots justes
partout mieux que rien
partout déjà ça
non il n’y a pas encore assez de fissures pour que dans les équations du monde l’évidence éclate.
Le propos est ce qui doit donner sens à la forme ou bien la forme du sens lui-même ?
Synchroniser la profondeur des résonances
Entre les tuyaux creux d’une galerie
Entre les impostures d’une école
Entre chaque appel, dictature d’Afrique
Entre chaque appel
Nous sommes fait de nos évitements bien plus que de nos évidences.
ELISE LECLERCQ / PARIS, 30 JANVIER 2006
CORRESPONDANCE PARIS / BS AS (2) : BUENOS AIRES
Demander l’autorisation ; ou pas ?
A qui ?
Passer par le subordonné ou le supérieur ?
Avoir été trop lentement ou avoir obéi.
Laisser tomber.
Certaines photos n’existeront pas et je sais : elles n’ont aucune importance. Ce qui est important c’est de nommer ceux qui m’interdiront ou ne me permirent pas de les prendre : celui qui porte un uniforme (garde de « sécurité »), celui qui « a » (président de clubs de pêche, de Yachting) ou ceux qui sont à sa solde, celui qui travaille dans une administration (était-il fonctionnaire ?) et qui se demande si ce n’est pas un moyen de récupérer quelques dollars.
Est-ce un hasard si Alfredo Jaar est Chilien ? (cf « the lament of the image »)
Je ne savais pas qu’Adriana avait passé 18 mois en prison.
Elle voulait parler, elle voulait dire. Beaucoup, tout de suite. Que faire de l’image quand c’est une parole ? Comment traiter une image qui porte parole. Que l’image passe derrière la parole ? Que l’image porte la parole ?
Je m’étais projetée dans cette situation. J’avais tout écrit. Mais l’urgence, la première fois. J’ai essayé de faire le mieux possible avec ma maladresse, ma délicatesse, mon émotion. Je me refuse à penser que j’ai mal filmé, mal enregistré. Par éthique. Parce que son témoignage compte, moins ma façon de filmer. Je m’arrangerai avec l’esthétique après. Et ce sera par éthique également : la responsabilité vis à vis du témoignage qu’elle désirait que je recueille.
Maladresse, délicatesse, émotion. Et pourquoi est-ce que le filmeur devrait toujours être aussi froid que sa caméra ? Je vois Gena Rowlands filmée par Cassavetes : la caméra est amoureuse. Ce moment où les règles, l’écrit, le préconçu disparaît devant la vie.
Et il n’est question ni de facilité, ni de système.
CLAIRE DAGES / BUENOS AIRES, 23 JANVIER 2006
CORRESPONDANCE PARIS / BS AS (2) : PARIS
phénomène
catégorie
système
habitus
logos
cri
Avant même de commencer, il faudra s’attacher à détruire la circonscription scientifique de la vie.
La méthode se dissipe dans les aléas de l’instant.
Fragile, elle circule en deçà des mots, des regards.
Qui enseigne à qui ?
Nous sommes les occupants d’un jeu lointain recommencé chaque jour depuis.
Effacer la craie et casser le tableau.
On apprend tôt à devenir l’ombre de soi-même dans ces cours de récréations où rugit le sifflet premier outil public du pouvoir.
Détourner l’habitude des yeux, clientèle de l’enfance.
(Elle revient pourtant comme un papillon collé incapable de se résoudre au refus de la lumière).
D’autres écrasés par une mémoire sans fond,
s’enfoncent.
Le regard cherche son histoire prise dans la feuille blanche absente,.
Il y a du chocolat, il y en aura toujours sur cette table pour tenter de joindre les mots.
Au rez-de-chaussée, les figures sombres d’une salle d’attente simulent le jugement dernier. Infatigable cirque
néons vainqueurs
rires forcés des gardiens, intemporels.
Echappée des livres une voix reste.
Son impuissance ramène l’espace d’une dictature,
fait basculer la schizophrénie des temps parallèles entre les étagères interdites.
La forme, degré zéro de l’expérience, importe moins que le chemin quotidien.
ELISE LECLERCQ / PARIS, 22 JANVIER 2006
CORRESPONDANCE PARIS / BS AS (1) : BUENOS AIRES
D’abord ne pas oublier de mettre le film dans l’appareil photo. Avec la caméra, c’est plus facile, elle t’indique par un petit signal qu’il n’y a pas de cassette.
« Et ce qui me semble intéressant c’est que vous sachiez à qui vous parlez, à qui vous vous adressez »
Beaucoup pour eux, beaucoup trop vite.
Alors j’ai laissé un espace. Aujourd’hui ils m’ont fait une proposition.
[ Mais] Ce n’est pas « du film ». Juste des enregistrements. Enregistrer.
Enregistrer, faire du matériau. Il y a des grands mots qui viennent dans ma tête. Je les note pour les oublier. Ils me serviront au retour.
ADRIANA, DIANA, CARLA, SOPHIE
SOUVENIRS
MEMOIRE
PORTRAITS
PAYS
IDENTIFICATION
INTERIEUR EXTERIEUR
Je n’ai plus du tout l’impression de demander. Je travaille.
CLAIRE DAGES / BUENOS AIRES, DIMANCHE 15 JANVIER 2006
CORRESPONDANCE PARIS / BS AS (1) : PARIS
Quatre heures de moins et beaucoup de kilomètres.
Aujourd’hui la distance est palpable, elle habite le temps.
Bien qu’il soit plus facile de quantifier l’espace, chaque égarement pèse son écart propre, au delà d’une quelconque échelle de mesure.
Se perdre en soi.
Nous voyageons sans cesse de l’intérieur au monde. Traversés.
Aucun avion ne pourra comprendre ça.
Face à face le chemin de l’autre.
Une école, un centre d’hébergement.
Des projets plein les poches mais comment (et s’il vous plait pas trop de raisons valables).
On peut planter son utopie partout. Je veux dire dans les cadres.
Ne pas rassurer sa différence, inviter les images à s’écarter d’elles-mêmes. Désinformer.
Il y en a qui m’ont surpris, au sortir d’un bureau lugubre, leurs poings en banderoles, la gueule grande ouverte, un sourire.
Claire, dis-moi où va l’Argentine ?
Est-ce si calme qu’un Paris le dimanche, amputée de son économie, incapable d’y voir la beauté des failles, l’absence ?
ELISE LECLERCQ / PARIS, DIMANCHE 15 JANVIER
Neverland
Neverland o el país de Nunca Jamás
"Los niños no viajan sino que ensanchan su país natal" Juan José Saer
Tomo un café de plástico con sabor plástico en el patio de comidas del Abasto. Antes esto era un mercado para abastecerse de nutrientes. Antes el café se tomaba en bares perfectamente delimitados, y en tazas de loza o vidrio. ¿Antes? ¿Qué es antes? ¿Qué edad tengo? ¿Qué edad tiene la ciudad? La nostalgia inventada avanza como plaga entre los que aquí vivimos, narcotizándonos.
Tomo un café mientras espero a dos niños noruegos y a su madre que juegan en Neverland. La tierra de Peter Pan, el niño eterno. Neverland es una especie de maqueta de parque de diversiones, kermesse navideña de muñecos con ojos siempre abiertos, contenida bajo los arcos del ex mercado de Abasto de la ciudad. Un mundo imposible.
Cuando era chica, el cuento de Peter Pan era un libro de tapas duras, grande y flaco, de colores estridentes. Había allí unos personajes muy especiales y provocativos: los niños perdidos. Vivían en un hogar, harapientos, sus padres los habían abandonado o nunca habían existido; más bien parecían haber nacido de orugas, de gusanos, de una flor. Iban de marrón. Pienso que vivir siempre en la infancia sería la mayor cárcel, los niños perdidos eran pequeños prisioneros porque siempre serían niños, uniformados en sus harapos malolientes.
Este es el final de un tour. Paseé a la madre ártica y a sus dos brotes blancos por la Reina del Plata. Ellos tienen a la Reina de las Nieves, la nuestra refulge. La niña tiene 9, y una extrema prolijidad y cautela. Él tiene 6 y se sorprende, glacial y nítido. Cada uno lleva colgada de su cuello una cámara de fotos.
La madre los organiza, les habla como si los estuviera peinando, se hace respetar, no los reta, los trata con una infinita ternura noruega que hace pensar en alfombras mullidas mientras afuera cae nieve, norwegian wood. La madre traduce. Los chicos sólo hablan noruego, danés y francés, ella me pide disculpas. Yo doy el tour en inglés y ella les traduce al noruego palabra por palabra, sobre San Martín, el Cabildo, los genoveses en La Boca, todo. Los chicos atienden, cada uno con su camarita al cuello y su cinturón de seguridad haciéndoles la banda de príncipe, ¡y preguntan! La madre me trae sus inquietudes al inglés. Cuando les digo que si quieren pueden hacerme preguntas en francés, que algo entiendo, los niños empiezan a llamarme "mademoiselle".
Ellos sacan fotos durante el tour. La nena fotografía gente, les sonríe con sus dientes blancos que parecen morder una florcita azul, y las personas se dejan retratar en total sorpresa pero entregadas, complaciéndola. Él, en cambio, más esteta y menos antropólogo, se acerca a la corteza de un árbol, a una arista de cemento, a la punta de una reja que rodea la pirámide de Mayo, y saca detalles, trazos abstractos de ciudad.
Mientras tomo mi café y tomo notas para este relato, me lo encuentro a Gerardo que como un zombi más se pasea boyando por entre los cafés del Abasto (ya se habló en tantos lugares sobre el aspecto del Abasto durante el Festival de Cine Independiente y sus mutantes). Nos sentamos juntos. Le cuento que estoy en medio de un tour rarísimo, con tres noruegos en Neverland y yo ahí esperando. Coincidimos con Gerardo que ése es un álbum de fotos que habría que ver: Buenos Aires vista por un noruego de 6 años.
Gerardo me cuenta un viaje a Alemania que hizo cuando tenía 12, y se acuerda de estar llorando con su hermano en un tren, su hermano de 13 que lo protege. Visitan parientes en el Sur de Alemania y hay una rueda, en la plaza central de la ciudad, que simboliza la posibilidad de volver allí. Si uno la toca, vuelve. El hermano le dice en secreto que no la toque, que sólo acerque la mano y haga de cuenta que la toca, pero no, así no vuelven a ese lugar horrible. Gerardo no ha vuelto a esa ciudad.
En Barcelona también hay una fuente en las Ramblas, que dicen que si uno bebe de allí, vuelve. O la Fontana di Trevi en Roma.
¿Qué habrá que tocar o beber o hacer en Bs. As. para volver? ¿Y en la infancia, habrá que hacer algo para volver más tarde, mirar alguna cosa?
Tal vez quien quiera volver a la Reina del Plata deba tomarse un café de plástico en los bares indiferenciados como cintas transportadoras del ex mercado del Abasto.
Miro la vuelta al mundo de Neverland que gira, caja de música gigante, sin gente, sola, brilla como un collar de strass. La ciudad de cada uno es la propia Neverland, la Neverland privada, donde siempre seremos niños.
FLORENCIA FRAGASSO / BUENOS AIRES 2005
LE BONHOMME OPPOSE AU PRECEDENT
Là c'est le même "Ampelmann" que précédemment mais enjoignant les piétons à ne pas traverser ! / Aca el mismo "Ampelmann" que antes pero ordenando que no se cruce !
Geneviève (25/10/05)
LES PANNEAUX etc.
Celui-ci s'appelle un "Ampelmann" et date de l'époque de la RDA (Allemagne de l'Est), il y en a encore à Berlin, je crois que les gens se sont battus pour les garder et maintenant on les retrouve sur une multitude de bibelots type boutique de souvenirs
... voilà ce que ça donne quand la nostalgie croise le marketing !! / Este se llama un "Ampelmann" y es uno de la antiguamente Alemania del Este
Geneviève (25/10/05)
TOUJOURS LES PANNEAUX ...
Un des bonshommes indiquant que les piétons peuvent traverser à Buenos Aires / Uno de los monigotes indicando a los peatones que pueden cruzar en Buenos Aires
Geneviève (25/10/05)
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PS. Si vous désirez nous envoyer des photos en plus de votre commentaire, vous êtes le(la) bienvenu(e) ! (envoyer à : genevieve@cie-solo.fr) / PD. Si quiere mandarnos fotos ademas de su comentario, esta bienvenido(a) ! (mandar a : florencia@cie-solo.fr)
ENCORE LES PANNEAUX DE SIGNALISATION
photographié dans le 18ème arrondissement de Paris pendant un atelier / foto tomada en el distrito 18 de Paris durante un taller
Geneviève Hergott (Saint Germain en laye 25/10/05)
LES PANNEAUX DE SIGNALISATION (suite)
voilà : nous aussi nous avons un petit panneau spécial, photographié lors de notre voyage au Maroc
Charles Muller (Audenge 24/10/05)
LES PANNEAUX DE SIGNALISATION
voici ce qu'on rencontre sur les hauts-plateaux du nord-ouest de l'Argentine
Geneviève Hergott (Saint Germain en laye 20/10/05)
MUDANZAS
22 de junio
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Mi nueva casa está a dos cuadras de la vía. Hay un hombre oriental, calculo chino, que hace fuego junto a las vías del tren sobre un banquito improvisado con ladrillos. Come de una olla, a la vista de todos los que pasamos, con una suave sonrisa y un traje gris de oficinista. Zapatos de cuero. Hoy lo vi por tercera vez. Buenos Aires es interminable.
¿Qué hace el chino en la vía? ¿Es chino-chino o chino-argentino? ¿Vino? ¿Dónde nació?
¿Está solo?
23 de junio
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Hoy vi algo más. Dos cosas más. La olla grande y la pequeña sartén están relucientes, brillan. Se ven nuevísimas.
También, lo vi leyendo una revista en chino. Acuclillado junto a la vía, la cola sobre los talones, leía.
25 de junio
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De vez en cuando, al cruzar uno la vía, escucha un fuerte gargajo, ruido rasposo de garganta sacando moco para afuera. En medio de su inmaculada elegancia, el chino escupe.
26 de junio
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El chino no está temprano a la mañana, dónde dormirá
29 de junio
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Al volver a casa por la noche, cuando nos reencontramos después de largas horas sin vernos, iniciamos el ritual de las palabras. El relato de la jornada suele incluir al chino en algún punto. Lo viste no lo viste. Estaba no estaba. Estaba su tarimita de ladrillos.
Ayer por primera vez lo vimos juntos. Julián y yo íbamos al supermercado y él caminaba por la misma vereda en dirección opuesta, con las ollitas relucientes, una en cada mano, como espejitos redondos en los cuales se reflejaba el sol. Julián lo miró y le dijo un 'hola' casi imperceptible. El chino con su cara fresquísima asintió, sonriendo, dos ojitos brillantes que casi podían ser celestes.
30 de junio
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Cambió los zapatos de cuero por unas botitas de gamuza.
1 de julio
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No sé por qué tiendo a usar el diminutivo cuando escribo sobre el chino. Tal vez porque creo estar protegiéndolo al no usar palabras gruesas.
2 de julio
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Julián dijo "yo la próxima vez le pregunto".
9 de julio
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Después de varios días sin verlo, ayer me llevé una sorpresa. Sentado en un cantero, con una frazada de lana envolviendo su cuerpo desnudo, estaba el chino. Levanté la mirada y vi un cuadro que se grabó en mi memoria al instante: de los tenues arbolitos junto a la vía colgaban dos perchas metálicas, medio desvencijadas. De una percha, el saco gris; de la otra, el pantalón. Secándose al sol. El chino había lavado su traje de oficinista, se había sentado a esperar que se secara, y con la cabeza apoyada en las rodillas, lloraba.
Creo
que lloraba.
No lo vimos más.
Ya estamos instalados en el nuevo barrio.
FLORENCIA FRAGASSO / BUENOS AIRES 10/07/05
LES POUBELLES
A Buenos Aires, dans les quartiers à maisons individuelles (ce type d'habitat est très répandu hors du "microcentro"), les poubelles sont confectionnées par les habitants. Elles sont surelevées pour éviter que les chiens ne dispersent leur contenu et ressemblent à des paniers en métal. Comme elles sont artisanales, chacune d'elle est différente de sa voisine...
LES PROMENEURS DE CHIENS
Les promeneurs de chiens à Buenos Aires s'occupent des chiens pendant que leurs maîtres vaquent à leurs occupations quotidiennes et professionnelles. Au programme : promenade de (re)mise en forme, garderie dans le square ou parc voisin, jeux avec les copains...
Geneviève Hergott / Paris le 20 juin 2005